« On entend dire que… La presse écrite est morte », de Marie Malaterre-Roques

[Chronique] – Il y a quelques années, le futurologue australien Ross Dawson a créé une carte annonçant que les journaux disparaîtraient totalement en 2029, un sombre document dont on retrouve la trace dans le livre numérique de Marie Malaterre-Roques, « On entend dire que… La presse écrite est morte. »

Illustration tirée de la couverture du livre On entend dire que... La presse écrite et morte
Illustration tirée de la couverture de l’ebook « On entend dire que… La presse écrite et morte ».

Marie Malaterre-Roques,  journaliste pour Les clés de la presse, apporte un éclairage sur la situation économique de la presse écrite française.

Les mésaventures de La Tribune ou France Soir, les plans sociaux (Lagardère, etc.), les ventes des quotidiens qui chutent, l’ebook aborde tous les sujets qui fâchent.

Le grand méchant Internet est pointé du doigt, les professionnels de la presse reconnaissent que les journaux doivent désormais pactiser avec lui.

Les rotatives ne tournent plus à plein régime, mais le papier n’est pas complètement mort.

Les magazines lancés par Franck Annese dans le sillage de So Foot (Sofilm, Doolittle, etc.) sont la preuve que cela peut encore marcher.

La journaliste rappelle également que l’écurie Annese va sortir un magazine « sociétal » qui s’appelle Society.

Le papier trouve aussi un second souffle grâce à des sites internet qui sont déclinés en magazine – on pense par exemple à 01net.

L’ouvrage explique également que le modèle économique des publications web se cherche encore même si Mediapart tire son épingle du jeu.

Le site emmené par Edwy Plenel compte depuis peu 100 000 abonnés.

Et au-delà la guerre entre le print et le web, et c’est peut-être là le plus intéressant, on parle de la complémentarité qu’il pourrait y avoir entre les deux, mais, malheureusement, on ne peut pas s’empêcher de penser que les bons vieux canards risquent quand même de perdre quelques plumes après être passés sous la roue de l’évolution des médias.

Guillaume Roche

« On entend dire que… La presse écrite et morte », Éditions Eyrolles.

Illustration : www.ancien-de-saint-michel-en-priziac.fr

Des poulets élevés façon Matrix

Le poulet façon Matrix - News Guillaume Roche

[Pige] – André Ford, étudiant en architecture, a pensé une nouvelle méthode pour la production de poulets qui rappelle l’élevage d’humains par les machines dans la trilogie Matrix.

La vie d’une volaille ne va pas au-delà de 7 semaines dans l’industrie agroalimentaire, la demande du consommateur explose et pour la soutenir les usines d’élevage turbinent. Elles sont tellement surpeuplées que les animaux en deviennent fous. Un peu comme lobotomisés.

Des-poulets-eleves-facon-Matrix_w670_h372

Matrix, ici et maintenant !
Mais André Ford, étudiant en architecture au Royal College of Art (Londres), entend bien changer la situation et par la même presque réinventer à lui seul la production industrielle du gallinacé. Le projet de Ford est encore dans les cartons, mais son exposé fait plutôt froid dans le dos. On pense tout de suite aux heures les plus sombres du film Matrix, sauf qu’à la place d’un humain nourrit par les machines, il y a un poulet quasi décérébré.

Le poulet façon Matrix - News Guillaume Roche

Ford avance qu’en retirant le cortex cérébral du poulet, l’animal n’est plus perturbé par le manque d’espace et la surpopulation. Il devient une sorte de légume monté sur deux pattes. Tant que le tronc cérébral est maintenu intact, les fonctions vitales perdurent tout en permettant le développement.

Si les premières ébauches de Ford prévoyaient de couper la tête du poulet pour le rendre insensible à son funeste sort, la  méthode gore a finalement été abandonnée au profit d’une incision chirurgicale dans le néocortex. Une partie du cerveau qui donne aux animaux les informations nécessaires pour notamment percevoir leur environnement.

Le poulet façon Matrix - News Guillaume Roche

L’étudiant reste généreux au rayon des mutilations : les pieds du poulet seront retirés afin de pouvoir le placer dans un réseau de tuyaux qui via une sorte de système de perfusion lui donne à manger et à boire tout en le faisant respirer. Les excréments sont évacués de la même manière et les oiseaux enfermés dans un harnais sont présentés à la verticale pour optimiser la place.

L’idée de Ford ne sort pas tout droit du délire de son imagination. Il a juste le mérite de rendre concret des questions que les industriels et spécialistes se posent depuis les années 1990.

Via : Owni, io9, We make money not art et Crackajack

Retrouvez l’article publié le 30/03/2012 pour le site www.fluctuat.premiere.fr

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

2029 : la mort des jounaux français ?

Illustration - News Futurologie et presse - Guillaume Roche

[Tendance] – Le blog de Benoît Raphaël, ancien cadre de la PQR (Dauphiné Libéré) et cofondateur du Post, reprend une carte du futurologue Ross Dawson prophétisant la fin de la presse papier.

Illustration - News Futurologie et presse - Guillaume Roche

Les USA, souvent en avance d’une hype et d’un phénomène, ouvrent la danse. En France, grâce aux aides de l’État, les médias traditionnels résisteraient quelques années avant de muter ou de mourir vers 2029.

Illustration : montage photo personnel.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer